
Le plateau de Chamarel domine le sud-ouest de l’île à 280 m d’altitude, sur une ancienne coulée volcanique. Sur quelques centaines de mètres carrés, l’érosion différentielle des cendres basaltiques a fait apparaître sept nuances minérales — du rouge à l’ocre, en passant par le violet et le brun — sans intervention humaine.
Le site est un affleurement géologique protégé, pas un jardin : on l’observe depuis les deux plateformes aménagées, jamais en marchant sur la terre elle-même, qui se tasse et perd son relief au contact répété des pas.
À proximité, la route qui descend vers la Cascade de Chamarel traverse une forêt de basalte noir où la roche affleure encore, humide, sous le couvert végétal.
